Notre cerveau possède des facultés souvent insoupçonnées, il est capable d’étonnantes prouesses. malheureusement beaucoup d’entre nous le laissons, au mieux, en jachère. Ce n’est pas le cas Susan Polgar, qui grâce à une éducation originale, a développé, très jeune, ses qualités de mémoires, d’intuition, pour devenir championne du monde d’échec.
Différents types de mémoires et la façon dont Susan Polgar les utilise.
Voici un documentaire sur la manière dont c’est organisé le cerveau de Susan Polgar pour jouer aux échecs. On y apprend que le cerveau de la championne d’échec à été façonné depuis son enfance, en vue d’acquérir un savoir très complet sur le jeu d’échec. En effet, le père de Suzan, László Polgár avait, avant même la naissance de sa fille, le projet d’en faire une personne exceptionnellement douée dans un domaine. Ce fut les échecs, mais, selon László Polgár, sa fille, aurait pu briller dans n’importe quel autre domaine, avec l’éducation qu’elle a reçu.
Pendant son enfance, la demoiselle à étudié environ 4 à 5000 livres sur les échecs et décortiqué, avec son père, plus de 200 000 parties. Ces longues années d’apprentissage ont fait entrer un grand nombre de coups dans la mémoire à long terme de la joueuse. C’est cette mémoire à long terme, qui est sollicitée lorsqu’elle dispute une partie. Suzan utilise également beaucoup sa mémoire de travail qui, à force d’entraînements, lui permet de jouer simultanément plusieurs parties (jusqu’à 5) sans échiquier.
La plus part du temps, la joueuse ne réfléchit pas pendant une partie, elle joue par intuition, par « instinct », dit-elle, plusieurs fois. Suzan, n’a pas besoin de réfléchir à chaque coup, car elle sait déjà, ce que son adversaire fera, ce qu’il envisage de faire, et bien sûre, ce qu’elle doit faire, pour gagner.
C’est l’aire fusiforme de reconnaissance des visages (située à l’arrière de la tête) qui à permit à Suzan d’emmagasiner autant de données. La mémorisation par « bloc » (mémorisation d’un bloc d’échiquier et pas pièce par pièce) à facilité l’apprentissage.
C’est un documentaire passionnant qui permet de mieux comprendre comment fonctionne notre cerveau, en suivant une championne. Comment ce cerveau s’est organisé pour devenir ce qu’il est. On peut assez aisément penser que beaucoup de grands génies des arts ou d’autres disciplines intellectuelles, comme le poker, sont aussi passés par un apprentissage intensif, au cours de leurs formations.
Reportage sur Susan Polgar et la structure de son cerveau, un documentaire diffusé sur Direct8.
Biographie rapide de Susan Polgar:
Susan Polgar (Polgár Zsuzsanna) est née le 19 avril 1969 à Budapest, en Hongrie.
Très tôt, son père, László Polgár, qui à un projet éducatif très précis, l’incite à jouer aux échecs. La jeune fille, très réceptive, se prend de passion pour le jeu. Dès lors, commence un long travail, intense, consistant pour une grande part, en l’apprentissage systématique du plus grand nombre de coups et d’enchaînements d’échec possible. Ce travail d’apprentissage se prolonge jusqu’au début de l’adolescence de Susan.
Elle obtient son premier résultat dès l’age de 4 ans en remportant le Budapest Championship pour les filles de moins de 11 ans avec un score sans appel de 10-0. ! En 1984, à 15 ans, Susan Polgar devient la joueuse numéro 1 mondiale du classement féminin de la Fédération internationale des échecs. Elle restera, par la suite, classée dans le top 3 pendant 25 ans, sans interruption. Elle remporte le titre de grand maître international d’échec, en 1991. Elle devient championne du monde d’échecs en 1996 et le reste jusqu’en 1999.
Actuellement, Susan Polgar vit aux Etats-Unis, elle est membre du bureau exécutif de la Fédération américaine d’échecs depuis le 26 juillet 2007. Une part importante de sa vie est maintenant consacrée au Centre d’échecs Polgar et à la Fondation Susan-Polgar, qui font la promotion des échecs auprès des enfants, et plus particulièrement, des jeunes filles.
Susan Polgar a deux sœurs, dont elle est l’aînée: Zsófia et Judit. Toutes les deux sont aussi des joueuses d’échec qui ont obtenu d’excellents résultats au classement mondial (Judit fut numéro 1 mondiale en 2005, juste devant sa soeur Suzan).
